2 LES RAISONS DE L'ABANDON DE LA PRIERE :
Il existe de très nombreuses raisons pour lesquels les Musulmans (si on peut parler de Musulmans car de très nombreux savants ne les reconnaissent pas Musulmans), mais on peut les regrouper sous trois catégories :
Le non respect des principes de l'éducation du Prophète.
L'amour de ce bas monde.
La paresse.
2.1 Le non respect des principes d'éducation islamique :
Beaucoup parmi nous oublient de montrer comment faire la prière à ses enfants, or cela est extrêmement grave. Certains par pure hypocrisie disent lorsqu'on leur demande s'ils ont montrés comment faire la prière et s'ils ont habitués leurs enfants à la faire, «j'ai tout fait je leur est tout montrer, ils savent...» alors que souvent il s'avère que c'est faux. D'autres leur disent qu'ils ont le temps et les engagent sur la voie de la sorcellerie et du nationalisme en guise d'éducation au lieu de les engager à respecter Allah et Son Prophète, jusqu'à favoriser ceux qui se conforment au nationalisme et à la sorcellerie parmi leurs enfant au lieu de s'intéresser à leur éducation. Combien parmi nos voisins, nos amis et les gens que nous côtoyons préfèrent de leurs enfants ceux qui se soignent par le biais de main de fatma, de talismans venant du fqih (hijabates) du coin , de sacrifices aux morts ou qui préfèrent uniquement ceux qui ne cessent de vénérer la même région d'origine que eux, or comme nous l'avons déjà dit les semaines précédentes ces voies sont celles du Chirk qui est le plus grave de tous les péchés. Rien autorise de telles comportements, nul n'a le droit sous prétexte d'obéir à ses parents :de pratiquer la sorcellerie pas plus que de faire preuve de nationalisme dans quoi que ce soit, qui sont tout deux, rappelons le encore une fois des formes de chirk, qui est le plus grave de tous les pêchés et le seul qui est impardonnable).
Les droits des enfants existent dans l'Islam et ont été clairement exprimés par le Prophète, ils sont d'un nombre plus ou moins variable, cependant nous en citerons 7 :
lui choisir une bonne mère,
lui choisir un beau prénom,
le nourrir et le vêtir de manière correcte,
l'éduquer,
lui enseigner les principes islamiques (les fardh : la chahada, la salate, la zakkate, le ramadhan, le hejj),
veiller à ce qu'il les respectent (les fardh)
et enfin le marier avec son accord.
Afin d'inciter nos lecteurs à veiller à respecter ces droits pour lesquels nous serons tous interrogé au Jour de la Résurrection nous allons donc faire un brève rappel sur l'importance de l'éducation dans l'Islam :
L'Education des enfants - Par Ishâq Gangate.
L'essence de l'éducation islamique, c'est l'éducation morale. Ainsi, par éducation islamique, on vise essentiellement le fait d'éduquer l'âme et de former le caractère. Chaque fois que l'on donne une directive ou une leçon à un enfant, il faut garder à l'esprit cette fin morale essentielle : la vertu. Par la vertu, l'enfant sera aimé de Dieu et apprécié de ses semblables.
En arabe, "j'ai éduqué quelqu'un" se dit "Rabbaitouhou" qui a comme sens premier de nourrir quelqu'un, de pourvoir à ses besoins de nourriture et d'eau jusqu'à ce que son corps se soit développé. Par extension, ce terme fut utilisé pour la nourriture de la raison, des sentiments et de l'âme, dans le but de parfaire et de perfectionner la personnalité. Sur le plan social, l'éducation est l'ensemble de principes moraux et de la production intellectuelle grâce auxquels naît une civilisation. C'est ainsi que l'Islam prône une éducation homogène de toutes les entités de l'homme : son corps, sa raison, son esprit, ses instincts et ses sentiments, en combinant harmonieusement les nécessités de la vie de l'Au-delà.
Un des noms de Dieu est "Ar-Rabb" , qui signifie " le Maître, celui qui éduque ". L'éducation fait donc partie des qualités divines : c'est par l'éducation que le serviteur de Dieu, l'être humain, peut s'élever, dépasser l'état animal et devenir le vrai successeur de Dieu sur cette terre, en assumant pleinement la responsabilité. C'est par l'éducation morale et intellectuelle que l'homme marquera sa différence vis-à-vis du monde animal. Le modèle d'une telle éducation, c'est le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) à qui Allah a déclaré : " Tu es, certes d'un très noble caractère " (S. "La plume" ).
L'éducation se transmet de générations en générations. Les principes de l'Education islamique ne varient pas, car ils ont une base divine puisée dans le Qour'aane et dans le comportement du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam)
En ce qui concerne les moyens et méthodes d'éducation, ils peuvent évoluer et s'adapter à chaque époque.
Un problème que ne devrait pas connaître l'éducation islamique est ce que l'on nomme " le conflit des génération " : en effet, l'époque change, mais la vérité est unique et ne change pas, tout comme le Créateur duquel elle émane.
La vérité que doit transmettre en priorité l'éducation islamique, son thème principal, concerne le rapport de l'homme avec son Créateur, le rapport de l'homme avec l'homme et le rapport de l'homme avec l'univers dans lequel il vit et qu'il a la responsabilité de gérer.
L'éducation islamique commence par la compassion, par la bienveillance envers le petit, le faible, par le respect vis-à-vis du vieillard. Elle est concernée par la sauvegarde du corps et de l'âme de chacun, et interdit dès lors tout ce qui peut lui nuire : consommation d'alcool ou de drogues, adultère, injustices diverses, violations des droits, etc. Elle vise autant la formation de l'âme que l'acquisition du savoir, dans le but de former un être humain soumis à Dieu et à Ses lois, responsable de son devenir par la mise en application des directives divines.
Toute l'éducation doit suivre l'évolution de l'enfant et être adapté à son degré de maturation, suivant en cela le verset coranique où Dieu le Très Haut dit : " Allah ne charge nulle âme au-dessus de ses capacités ".
Avant l'âge de 7 ans, l'Islam ne recommande même pas d'enseigner les modalités de la prière rituelle à l'enfant, qui n'a pas encore atteint l'âge de raison. Mais l'Islam recommande essentiellement aux parents de jouer avec l'enfant. Jouer, c'est lui permettre de se développer en dehors des contraintes, et c'est surtout tisser avec l'enfant des liens d'affection très serrés, dans lesquels il se sent en sécurité, dans lesquels il se sent aimé inconditionnellement : on ne lui demande rien, on est prêt à tout faire avec lui parce qu'on l'aime.
Aimer les enfants. Voilà la première règle fondamentale et vitale de votre mission de parents responsables.
L'affection, l'attention, et la sollicitude sont des composants essentiels de toute relation. Sans cet apport d'amour, les enfants se dessèchent et meurent intérieurement - parfois même littéralement.
Mahmoud Ibné Rabi ((radhia Allâhou anhou)) raconte : "Je me souviens du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) lorsque, prenant dans la bouche de l'eau d'un seau, il m'en aspergea le visage ! J'avais alors 5 ans". La bonté du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) qui jouait avec lui lorsqu'il était un petit enfant, est resté à jamais gravé dans la mémoire de Mahmoud. Ceci prouve que l'affection des adultes est importante pour un enfant, et tient bien souvent à de petits gestes simples, à un instant de jeux complices, plutôt qu'à de longs et fastidieux discours !
Mais les parents doivent aussi comprendre que l'amour n'est pas incompatible avec une ferme discipline. Il existe un moment opportun pour discipliner les enfants. Il faut comprendre aussi que l'amour ne consiste pas à laisser l'enfant faire tout ce qu'il a envie de faire momentanément. Cela ce n'est pas de l'amour mais de la permissivité.
Il faut donc offrir toute son affection à l'enfant et être un modèle pour lui, c'est à dire un bon musulman pratiquant.
Donner le bon exemple. Voilà la 2ème règle fondamentale.
L'exemple des parents est un facteur primordial de la bonne éducation des enfants. On ne saurait exiger des enfants qu'ils adoptent des normes que leurs parents refusent de pratiquer. Les enfants apprennent par l'exemple, plus que par la parole. Ce sont des imitateurs-nés. Ils suivront les exemples des parents plutôt que les paroles de ces derniers.
Le fait d'apprendre qu'il n'est pas le seul à être soumis aux règles, mais que ses parents et toute la communauté y sont eux-mêmes soumis, parce que ces règles viennent d'une autorité immuable et Très Sage, Allah, aidera l'enfant à s'y conformer.
De 7 ans à l'adolescence, s'étant la période d'éducation par excellence. " Ordonnez à vos enfants de faire la prière lorsqu'ils atteignent leur septième année, a dit le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) et contraignez - les à la faire lorsqu'ils atteignent l'âge de 10 ans. Donnez leur aussi des lits séparés ". Sept ans, c'est donc l'âge où l'enfant commence à faire la prière, l'âge de raison.
Après l'adolescence, les enfants deviennent à leur tour des personnes pleinement responsables : c'est le temps de s'en faire des amis ... Et c'est le temps pour les parents, si Dieu le veut, de se réjouir des effets de leur bonne éducation ! Les parents doivent donc être d'autant plus vigilants durant le jeune âge de leurs enfants, à l 'éducation qu'ils leur donnent, que cette période passe toujours plus vite qu'on ne le croit ... La période durant laquelle l'enfant est doué de raison, et en même temps, aime imiter ses parents est relativement courte : c'est à ce moment qu'il faut fermement implanter dans le cœur de l'enfant l'amour de la pratique religieuse, et qu'il faut lui donner de bonnes habitudes comportementales.
En résumé, l'éducation islamique est très importante, il faut lui accorder beaucoup de soin. Elle doit donc être empreinte d'amour, adapté à l'enfant et équilibré pour le développer harmonieusement.
La troisième règle fondamentale : l'Instruction et l'enseignement islamique.
La connaissance est un pilier fondamental dans l'élaboration de la personnalité de l'individu responsable et réfléchi. Par la connaissance, l'homme acquiert les moyens de se connaître lui-même et de différencier le bien et le mal. C'est là le meilleur moyen pour gérer sa vie au mieux et pour participer à l'élaboration d'une société meilleure.
La plupart des enfants, surtout les plus jeunes, aiment qu'on leur lise des histoires intéressantes et passionnantes. Il existe actuellement des livres très intéressants dans lesquels sont racontés la vie des Prophètes A.S. , celle des Sahâbas (Compagnons du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam)) et les Traditions Prophétiques. Ils ont été préparés spécialement pour les enfants.
En lisant à haute voix, ne fut-ce que 10 minutes par jour ces textes sainement éducatifs, vous faites plus que transmettre des faits spécifiques. Vous stimulez le développement mental, intellectuel, linguistique et spirituel d'un jeune esprit. Mais toute cette formation prend du temps - beaucoup de temps. Efforcez-vous de consacrer, chaque jour, du temps à vos enfants. Parlez - leur, instruisez - les, apprenez à les connaître et faites en sorte qu'ils vous connaissent.
La quatrième règle fondamentale et vitale de votre mission de parents responsables : Disciplinez vos enfants.
L'approche correcte de l'éducation de l'enfant englobe à la fois l'amour et la discipline. L'une ne va pas sans l'autre. Malheureusement, trop de parents voient la discipline sous un jour négatif. Ils ont vu tant de mauvais traitements infligés à des enfants, qu'ils rejettent le principe même d'une juste discipline. Ils adoptent, au contraire, une attitude permissive destructrice à l'égard des attitudes et des actions de leurs enfants.
La discipline inclut non seulement une punition appropriée à l'écart de conduite mais aussi des récompenses pour l'enfant qui se conduit bien. Il est très important de récompenser la bonne conduite. L'approbation positive d'actions justes constitue un enseignement non moins efficace que la correction en cas de mauvais comportement. Louez donc vos enfants lorsqu'ils le méritent. Dites leur combien vous vous réjouissez de leur bonne conduite. Félicitez les de leur dévouement et de leurs égards. L'éloge fait des miracles.
La discipline peut prendre bien des formes. Quoiqu'il en soit, il ne faut jamais infliger de dommages corporels à un enfant. On peut par exemple suspendre certaines privilèges. La discipline ne doit être administrée qu'après que le parent ait expliqué à l'enfant pourquoi il est puni.
Nouse terminerons par une sélection de Hadiths(Traditions du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam)) relatifs à l'éducation des enfants.
Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) a dit en ce sens :
"Faites - en sorte que la première parole de vos enfants soit "Lâ ilâha ill Allah" (c'est à dire la profession de foi).
"C'est un droit de l'enfant sur son géniteur (père ou mère) de lui donner une bonne éducation et de bien choisir son prénom".
"En vérité, si l'un d'entre vous s'occupe d'éduquer son enfant, cela est meilleur pour lui que de faire chaque jour, l'aumône d'une demi-mesure aux pauvres".
"Un parent ne peut rien léguer de mieux à son enfant qu'une bonne éducation".
"Honorez vos enfants et soignez bien leur éducation".
"Soyez équitables envers vos enfants (Il le répéta en 3 fois)".
"Quiconque, parmi les musulmans, a eu deux filles et a été bienfaisant envers elles aussi longtemps qu'elles furent à ses côtés, elles le feront entrer à coup sûr au Paradis".
Abdoullah Ibné Hârice (radhia Allâhou anhou) raconte que le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) faisait s'aligner Abdoullah, Obeïdoullah et Kassir, les fils d'Abbas (radhia Allâhou anhou)et leur disait : " Celui qui arrivera à moi le premier, aura ceci et cela ! "
Ils accouraient vers lui et se jetaient sur son dos et sa poitrine, et lui , il les embrassait et les serrait contre lui. Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) a dit aussi : "Celui qui appelle un petit enfant en lui promettant quelque chose, puis ne lui donne rien, commet là un mensonge".
"Apprenez à vos enfants à acquérir 3 vertus : l'amour de votre Prophète, l'amour de sa famille ainsi que la lecture du Qour'aane Charif, car ceux qui portent en eux le Qour'aane Charif seront à l'ombre du trône d'Allah, au jour où il n'y aura plus d'autre ombre que la Sienne".
Et enfin le dernier Hadith qui sera la conclusion de cette article : Abou Houreïra (radhia Allâhou anhou) rapporte que le Messager d'Allah (sallallâhou alayhi wa sallam) a dit : "Lorsque le fils d'Adam meurt, ses œuvres cessent de lui rapporter des récompenses, excepté trois : une aumône permanente, une science utile qu'il a enseignée et un enfant pieux qui prie pour lui !"
Wa Allâhou A'lam !
Dieu est Plus Savant !
2.2 L'amour de la vie d'ici bas :
Beaucoup aime la vie et l'argent plus qu'Allah et son Prophète, voici donc un bon rappel pour ceux qui sont accrochés a la dounia et aux bien de ce bas monde!
Dieu (le Très-Haut) a dit : {et aimez les richesses d'un amour sans bornes.} (89/20)
Dieu (le Très-Haut) a dit : {La course aux richesses vous distrait, jusqu'à ce que vous visitiez les tombes. Mais non ! Vous saurez bientôt ! (Encore une fois) ! Vous saurez bientôt ! Sûrement! Si vous saviez de science certaine.} (102/1~5)
Selon Abou Hourayra (que Dieu l'agrée), le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "Malheur à l'esclave du dinar, du dirham et des vêtements de luxe! Si on lui en donne, il est content et, si on ne lui en donne pas, il est mécontent". (Al-Boukhâri)
Ka'b Ibn 'Iyàd (que Dieu l'agrée) rapporte : "J'ai entendu dire le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) : "A chaque nation une tentation et la tentation de la mienne sera l'argent"". (At-Tirmidhi)
Selon Ka'b Ibn Màlek (que Dieu l'agrée), le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "Deux loups affamés lâchés dans un troupeau ne sont guère plus dangereux que ne le sont pour votre religion votre empressement derrière l'argent et les honneurs". (At-Tirmidhi)
Selon 'Abdullàh Ibn Mas'ùd (que Dieu l'agrée), le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "Ne vous attachez pas aux propriétés foncières car elles vous feraient désirer ce bas-monde". (At-Tirmidhi)
Selon Thawbane (qu'Allah soit satisfait de lui) le messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit : "Les peuples se rassembleront contre vous comme les gens se rassemblent autour de la nourriture (du repas)".
Quelqu'un dit : « Serons-nous peu nombreux à cette époque ? ».
Il dit : "Non, vous serez très nombreux à cette époque, mais vous serez comme les écumes du torrent (divisés et faibles). Et Allah enlèvera des cœurs de vos ennemis votre crainte (ils n'auront pas peur de vous), et il mettra dans vos cœurs « le Wahne » (la faiblesse)".
Quelqu'un dit : « O Messager d'Allah ! Qu'est-ce que le Wahne ? ».
Il dit : "L'amour de ce monde et la répulsion de la mort". (Ahmad, Abou Dawoud)
Le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit : "Celui qui fait que les soucis soient un seul souci, celui de l'autre monde, Allah le protégera contre les soucis de sa vie dans ce monde ; tandis que celui que les soucis dispersent dans les situations de ce monde, Allah ne prêtera aucune attention à propos de quelle vallée de ce monde dans laquelle il périra" (Ibn Majah)
Hasan Al-Basri (que Dieu l'agrée) disait : "Par Dieu! Je n'ai pas été plus étonné d'une chose, comme je l'ai été pour l'individu qui ne considère pas qu'aimer la vie terrestre fait partie des grands péchés. Par Dieu! Certes l'aimer fait partie des grands péchés. Les grands péchés ne viennent-ils pas que de ce péché? Les statues n'ont elles pas été adorées, et le Clément n'a-t-Il pas été désobéi qu'à cause de l'amour de la vie terrestre? Celui qui connait Dieu ne doit être ni affligé par l'humiliation de la vie terrestre, ni rivaliser pour s'approcher d'elle et ni perdre espoir face à son éloignement d'elle".
Al-Hasan Al-Basri (qu'Allah l'agrée) a dit : "L'ici-bas et l'au-delà sont comparables au levant et au couchant respectivement. Plus que vous approchez de l'un d'eux, vous vous éloignez de l'autre. L'ici-bas commence par la fatigue et s'achève sur le néant. Ce qui y est licite, sera soumis au Jugement, et ce qui est illicite, sera passible de châtiment. Le riche y est tenté et le pauvre y est accablé".
2.3 L'abandon de la prière à cause de la paresse :
L'imam Ahmad soutient l'impiété de celui qui abandonne la prière par paresse. Cet avis est le plus solide parce qu'étayé par des arguments tirés du Coran, de la Sunna, des propos des anciens et de l'examen exact. Voir ash-Sharh al-mumti' ala zad al-mustaqna, 2/26.
Celui qui réfléchit profondément sur les textes du Coran et de la Sunna découvre qu'ils indiquent que celui qui abandonne la prière tombe dans l'infidélité qui l'exclut de la religion. Voici ce qu'en dit le Coran : «Mais s' ils se repentent, accomplissent la Salâ et acquittent la Zakat, ils deviendront vos frères en religion. Nous exposons intelligiblement les versets pour des gens qui savent.» (Coran, 9:11).
Les arguments à tirer de ce verset consistent en ceci que Allah le Très Haut fait reposer notre fraternité sur trois conditions : le repentir du polythéisme, l'observance de la prière et l'acquittement de la zakat. S'ils rompent avec le polythéisme sans prier ni payer la zakat, ils ne seront pas nos frères. S'ils célèbrent la prière et n'acquittent par la zakat, ils ne seront pas non plus nos frères. La fraternité en religion n'est exclue que quand l'individu quitte entièrement la religion. La désobéissance ne l'annihile pas et il y a mécréance et mécréance moindre. Allah le Très Haut dit encore à ce propos : «Puis leur succédèrent des générations qui délaissèrent la prière et suivirent leurs passions. Ils se trouveront en perdition,» (Coran, 19 :59 ). L'argument que donne ce verset se présente ainsi : après avoir parlé de ceux qui négligent la prière et se livrent à leur passion, Allah dit : « à l'exception de celui qui se repent et croit» Ce qui implique qu'au moment où les intéressés négligent la prière et se livrent à leur passion, ils ne sont pas croyants.
Quant à l'indication par la Sunna de l'impiété de celui qui abandonne la prière, elle réside dans les propos du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) «l'engagement qui nous lie à eux repose sur la prière. Quiconque l'abandonne devient mécréant». (Rapporté par Ahmad, Abou Dawoud, at-Tarmidhi, an-Nassaï et Ibn Madja. L'impiété dont il est question ici est celle qui exclut son auteur de la religion car le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) considère la prière comme le signe qui permet de distinguer entre les croyants et les mécréants. Or il est bien connu que la voie de l'impiété n'est pas celle de l'Islam et quiconque n'est pas lié par le dit engagement fait partie des infidèles.
Le hadith d'Awf Ibn Malick (P.A.a) va dans ce sens car le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui ) y dit : «les meilleurs de vos chefs sont ceux que vous aimez et qui vous aiment, ceux qui prient pour vous et pour qui vous priez. Les pires de vos chefs sont ceux que vous haïssez et qui vous haïssent, ceux que vous maudissez et qui vous maudissent» On lui dit alors : ô messager d'Allah, ne devrons-nous pas les combattre par l'épée ? « Non, tant qu'ils célébreront avec vous la prière» conclut-il. Ce hadith indique que l'on doit prendre l'épée et combattre les gouvernants qui n'observent pas la prière. Or il n'est pas permis de s'opposer violemment aux gouvernants que quand ils commettent une impiété claire que nous pouvons prouver grâce à une évidence venue d'Allah le Très Haut. A ce propos, Ubada Ibn Samit (P.A.a) dit : «Le Messager d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui) nous a appelés et nous lui avons prêté serment et il nous a engagés à l'écouter et à lui obéir dans ce qui nous attire comme dans ce que nous réprouvons; dans ce qui nous est facile comme dans ce qui nous est difficile, de sorte à le préférer à nous-mêmes et à ne pas disputer le pouvoir à ses détenteurs, à moins, dit-il, que vous ne constatiez une impiété claire que pouvez prouver grâce à une évidence venue d'Allah» (rapporté dans les Deux Sahih). Ceci indique que l'abandon de la prière de la part des gouvernants, qui nous autorise à les combattre, constitue une impiété claire que nous devons pouvoir prouver grâce à une évidence venue d'Allah.
Si l'on dit : pourquoi pas penser que ces textes visent celui dot l'abandon de la prière repose sur la négation de son caractère obligatoire ?
Nous disons que cela n'est pas permis parce qu'il implique deux choses à éviter. La première consiste à annuler l'aspect considéré par le législateur et sur lequel il fait reposer le jugement. En effet, le jugement de l'infidélité est lié par le législateur à l'abandon et pas à la négation. De même il fait dépendre la fraternité en religion de l'observance de la prière et non de l'affirmation de son caractère obligatoire. En effet, Allah le Très Haut n'a pas dit : «S'ils se repentent et reconnaissent l'obligation de prier» et le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui ) n'a pas dit : «Seule la négation du caractère obligatoire de la prière sépare le fidèle de l'impiété et du polythéisme ou «l'engagement qui nous lie à eux repose sur la reconnaissance du caractère obligatoire de la prière. Quiconque en nie le caractère obligatoire est mécréant.» Si ce sens était voulu par Allah le Très Haut et son Messager, le fait de ne pas l'exprimer clairement serait contraire à la bonne explication pour laquelle le Coran est révélé.
A ce propos, le Très Haut dit : «Et Nous avons fait descendre sur toi le Livre, comme un exposé explicite de toute chose, ainsi qu'un guide, une grâce et une bonne annonce aux Musulmans.» (Coran,16:89) et dit à l'adresse de Son prophète:«En vérité c' est Nous qui avons fait descendre le Coran, et c' est Nous qui en sommes gardien.». La deuxième chose à éviter est de considérer un aspect dont le législateur ne fait pas dépendre le jugement. En effet, la négation du caractère obligatoire des cinq prières entraîne l'impiété de tout musulman qui n'a aucune excuse de l'ignorer. Qu'il pratique la prière ou pas. Si une personne acquittait les cinq prières en respectant leurs conditions, leurs parties essentielles, leurs pratiques obligatoires et leurs pratiques recommandées tout en niant sans excuse leur caractère obligatoire, elle n'en serait pas moins mécréante malgré son observance des prières.
De ceci ressort que le fait d'appliquer ces textes à celui qui abandonne la prière et nie son caractère obligatoire n'est pas juste. Ce qui est juste c'est que celui qui abandonne la prière tombe dans une impiété qui l'exclut de l'Islam. Cette idée est indiquée clairement dans un hadith rapporté par Abou Hatim dans ses Sunan d'après Ubada Ibn Samit (P.A.a) qui a dit : «Le Messager d'Allah nous disait ceci en guise de recommandation : n'associez rien à Allah, n'abandonnez pas la prière. Quiconque l'abandonne délibérément s'exclut de l'Islam». En plus, si nous interprétons «l'abandon» par «la négation», il serait inutile de spécifier la prière, car le résultat s'étendrait à la zakat, au jeûne et au pèlerinage. Car celui qui nie le caractère obligatoire de l'un de ces piliers et l'abandonne devient un mécréant, s'il n'est pas excusable pour son ignorance.
Comme les arguments textuels puisés dans la Révélation, les arguments rationnels aussi indiquent l'impiété de celui qui abandonne la prière. Car comment peut-on adhérer à la croyance tout en abandonnant la prière qui constitue le support de la religion et pour l'exhortation à laquelle a été rapporté des textes qui poussent toute personne raisonnable à l'observer; et pour la mise en garde contre l'abandon de laquelle a été rapporté des textes qui incitent toue personne raisonnable à éviter son abandon ? Son abandon malgré ces facteurs implique absence de croyance.
Si quelqu'un dit : n'est il pas probable que l'impiété dont il est question dans le cas de celui qui abandonne la prière porte sur les bienfaits et ne serait pas celle qui exclut de la religion ? Ne s'agit-il pas d'une impiété en deçà de l'impiété majeure à l'instar des propos du Messager (bénédiction et salut soient sur lui) : « Deux actes perpétrés par les gens impliquent l'impiété : la remise en cause de la généalogie et les cris pour un mort» et ses propos : « insulter un musulman est un comportement de dévoyé et le combattre est une impiété» et des propos similaires ?
Nous disons que la théorisation de cette probabilité est invalidée par plusieurs facteurs :
Le premier est que le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) considère la prière comme la limite séparant la croyance et l'impiété et distinguant entre les croyants et les mécréants d'une façon nette. Ce qui est séparé par la limite ne peut pas se mélanger.
Le deuxième est que la prière constitue un pilier de l'Islam. Par conséquent, quand celui qui l'abandonne est taxé de mécréant, cela implique qu'il s'agit bien d'une impiété qui exclut son auteur de l'Islam car elle revient à détruire un des piliers de l'Islam, contrairement à l'impiété générale dont on qualifie celui qui commet n'importe quel acte de mécréance.
Le troisième est qu'il y a d'autres textes qui prouvent que l'impiété de celui qui abandonne la prière est bien celle qui exclut son auteur de la religion. Dans ce cas, il faut entendre par mécréance ce qu'indiquent des textes concordants.
Le quatrième est que l'usage des termes «l'impiété» subit des variations. A propos de l'abandon de la prière, il dit : «Seul ... sépare le serviteur du polythéisme et de l'impiété». L'emploi de l'article «la» indique qu'il s'agit de la vraie mécréance. Sans l'article on comprendrait une impiété indéfinie. Il en serait de même de l'emploi du verbe qui signifierait qu'un tel acte implique une impiété ou traduit une impiété mais ne représente pas l'impiété absolue qui exclut son auteur de l'Islam.
Dans son ouvrage intitulé Iqtidha as-sirat al-mustaqim, p. 70 édition as-Sunna al-Muhamamdiyya, Cheikh al-Islam ibn Taymiyya dit en guise de commentaire des propos du Messager d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui ) : « Deux actes perpétrés par les gens impliquent une impiété ..» : « ses propos: impliquent une impiété signifient que ces actes constituent une impiété véhiculée par les gens. Les deux actes constituent une impiété car ils relèvent des actes de mécréance que les gens ne cessent de perpétuer. Mais il n'est pas dit que toute personne porteuse d'une portion de mécréance est nécessairement mécréante dans le sens plein du terme. Car il faudrait pour cela que sa mécréance soit pleine. De même, il n'est pas dit que toute personne porteuse d'une portion de croyance devient croyante à part entière. Car il faudrait qu'elle possède une croyance réelle. Aussi existe-t-il une différence entre «l'impiété» avec l'article défini qui est mentionné dans les propos du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui ) «Seul l'abandon de la prière sépare le serviteur de l'impiété et du polythéisme» et une impiété indéterminée citée dans une phrase affirmative». Fin de ses propos (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde).
S'il est clair que celui qui abandonne la prière sans excuse commet une impiété qui l'exclut de la religion aux termes des arguments présents, l'avis juste s'avère celui soutenu par l'imam Ahmad, qui correspond aussi à l'un des avis de Shafi'i sur le sujet d'après une affirmation d'Ibn Kathir dans le cadre de son commentaire des propos du Très Haut : «Puis leur succédèrent des générations qui délaissèrent la prière et suivirent leurs passions. Ils se trouveront en perdition,» (Coran, 19 : 59). Dans son ouvrage intitulé As-salât, Ibn al-Qayyim affirme que cet avis est l'un des deux ainsi soutenus dans l'école shafi'ite et que at-Tahawi l'a rapporté directement de Shafi'i lui-même.
Cet avis s'atteste dans les propos de la majorité des Compagnons. Bien plus, d'aucuns disent qu'il fut l'objet d'un consensus en leur sein. Abd Allah Ibn Shaqiq dit : « L'abandon d'aucun acte n'était perçu par eux comme une impiété, hormis la prière» (rapporté par at-Tarmidhi, et al-Hakim l'a authentifié sur la base des conditions de Boukhari et Mouslim). Ishaq Ibn Rahouya, l'imam bien connu, a dit : «Il a été rapporté de façon sûre que le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui ) a dit que celui qui abandonne la prière est un mécréant. Ce qui a été l'avis des ulémas depuis l'époque du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) jusqu'à nos jours c'est que celui qui abandonne la prière délibérément sans excuse et persiste dans son attitude jusqu'à la sortie de l'heure de la prière est un mécréant. Ibn Hazm affirme que cet avis a été rapporté d'Omar, d'Abd Rahman Ibn Awf, de Mouadh Ibn Djabal, d'Abou Hourayra et d'autres compagnons. Et il dit : nous ne connaissons aucun compagnon qui aurait soutenu le contraire. Les propos d'Ibn Hazm ont été rapportés par al-Moundhiri dans At-targhib wa at-tarhib et il a ajouté les noms des Compagnons : Abd Allah Ibn Masoud, Abd Allah Ibn Abbas, Djabir Ibn Abd Allah et Abou Darda (P.A.a). Ensuite il dit : «En dehors des Compagnons, (l'avis est soutenu par ) Ahmad Ibn Hanbal, Ishaq Ibn Rahouya, Abd Allah Ibn al-Moubarak, an-Nakhai, al-Hakam Ibn Utba, Ayyoub as-Sikhtiyani, Ibn Harb et d'autres». Allah le sait mieux.
Créer un site internet gratuit avec E-monsite.com
- Signaler un contenu illicite
- Voir d'autres sites dans la catégorie Spiritualité / Religion
Créer un forum
- Videos Droles
- Clips musique
- Cours création de site web